Nous sommes tous fascinés par notre capacité à absorber des informations de façon quasi-permanente, à passer de novice à connaisseur dans un domaine donné. Mais comment cela fonctionne-t-il vraiment ?

Apprentissage et potentialisation à long terme

L’un des mécanismes qui peut expliquer l’apprentissage et la mémorisation est la potentialisation à long terme (PLT). C’est un principe selon lequel plus on fait travailler sa matière grise, plus on en augmente la force, et ce, grâce à des stimulus extérieurs qui doivent avoir une intensité suffisante. Comme chacun le sait, les neurones sont des cellules nerveuses qui s’occupent du traitement et de la transmission de l’information grâce à des substances chimiques nommées neurotransmetteurs. Quelques-uns de nos neurones utilisent un neurotransmetteur excitateur qui s’appelle le glutamate. Quand un neurone est stimulé, le glutamate est diffusé dans la synapse, ou la connexion entre deux neurones, et parvient au neurone postsynaptique (ou celui se trouvant à la suite de la synapse) qui est lui aussi stimulé et se propage aux autres neurones.

Les synapses apprennent à s’adapter aux stimulus intenses en se renforçant. L’apprentissage doit se faire sur la base des connexions qui existent déjà. Leur stimulation et la PLT provoquent de nouvelles connexions et un changement de la disposition des neurones, ce qui donne naissance à l’information et permet son stockage. Cette activité a été découverte dans l’hippocampe mais concerne aussi de nombreuses zones du cortex.

Quelques mécanismes d’apprentissage

Le courant associationniste et béhavioriste

Il vise à expliquer la manière dont se créent les relations, il a été largement inspiré du conditionnement pavlovien. Il ne fait pas appel aux processus mentaux qui ne sont pas visibles. Parmi les lois qui constituent ce courant :

  • Le principe d’apprentissage par essais et erreurs : l’exercice permet de renforcer son aptitude à trouver des solutions (loi de l’exercice). Les bonnes réponses ne sont apprises que s’il y a un renforcement positif. Un renforcement positif est une conséquence positive qui pousse à reproduire ce qui en a été à l’origine. Il fait partie du concept plus large de conditionnement opérant, qui s’intéresse à la relation entre une action et ses conséquences.
  • La loi de la contiguïté : une personne qui apprend aura plus de facilité à faire la connexion entre deux éléments séparés par un faible intervalle spatial ou temporel. Par exemple, l’enseignement des accords en grammaire et la compréhension des phrases doit être contigu.

Théories socio-cognitives

Les théories socio-cognitives s’appuient sur le mimétisme qui peut s’installer entre un apprenant et une personne qu’il considère comme modèle. Il est alors possible d’inciter les modèles (ou les élèves qui s’en sortent le mieux) à aider les autres.

Théories cognitivistes

Ces théories s’intéressent à la structuration de l’information, aux mécanismes de son traitement et d’acquisition d’informations nouvelles. La théorie de la charge cognitive, à titre d’exemple, guide les enseignants sur le nombre d’informations qu’ils doivent fournir simultanément aux élèves.

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